L'irrigasc : l'irrigation
au goutte à goutte



En 30 ans, le désert du Sahel a progressé vers le sud de l'Afrique de 5 à 7 km par an. Un total de 150 à 200 km sur un front de 4 000 km, de Djibouti au Sénégal; Une surface supérieure à la superficie de la France.

Ce miroir de 25 000 km2 dénudé annuellement ajoute à l’assèchement de l’atmosphère, raréfiant d’autant les pluies... Moins de pluies, donc des récoltes incertaines, analyse l’inventeur et ingénieur agronome Jacques Gasc, spécialiste de l’Afrique. Suivent la sous-nutrition, l’exode vers des villes déjà asphyxiées, les migrations sahéliennes du Nord vers le Sud, des conflits de pâturages dégénérant en conflits interethniques. Pourtant, à Fatick, au Sénégal, à 150 km au sud-est de Dakar, le désert n’a plus sa place. Il y a des arbres, des fruits, de l’ombre...

L’irrigation par semi-conduite, au contraire des véritables déserts, comme le Sahara, les zones du Sahel devenues désertiques sont encore fertiles en profondeur. Toute la difficulté pour les cultures consiste à l’atteindre. Les chaleurs du climat au Sénégal il fait entre 45° et 55° au sol ne favorisent pas un arrosage en surface.

La consommation d’eau est trop importante, l’évaporation est quasi-immédiate et les plantes ne peuvent en bénéficier. Les racines végètent, tire-bouchonnent ou affleurent la surface.


Cet article est extrait du numéro 53

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