Temples, palais, citadelles :
Mystérieuses constructions
sous-marines au large du japon



Certains n'y voient qu'un récif immergé aux formes étonnantes. Mais la majorité des archéologues sous-marins sont convaincus. D'une découverte historique majeure… dans le grand silence de la Science officielle.


Ce n’est qu’en mars 1995 qu’un plongeur japonais à la recherche d’épaves de la seconde guerre mondiale, et dans une zone plutôt obscure et soumise à des courants violents, s’éloignait de son groupe et s’approchait d’un amas de rochers qui l’intriguait. En venant au plus près, il découvrait alors une structure colossale formée de blocs énormes, régulièrement disposés, en forme apparente de pyramide tronquée, légèrement couverte de corail.

Dans les jours suivants, il replongeait avec des appareils photos, et, les courants sous-marins s’étant calmés, il pouvait alors parcourir l’ensemble de ces “ruines” et ramener des photos qui allaient aussitôt faire le tour de l’Archipel Nippon. En quelques semaines, des centaines de plongeurs curieux, photographes, scientifiques convergeaient en permanence sur ce “spot” qui bien sûr intriguait tout le monde.

Les hypothèses étaient diverses, les discussions très vives. Ou bien l’Homme n’avait rien à voir. Et il n’est pas interdit d’y voir là une accumulation naturelle de blocs selon des dispositions géométriques régulières. Après tout, il y a bien des coulées de basaltes, cristallisés en aiguilles hexagonales, il y a bien des synclinaux sédimentaires torturés par des pressions telluriques, qui présentent des formes régulières étonnantes...Ici, c’est du granite qui apparaissait sous le corail. Une roche solide, susceptible d’être fragmentée lors de tremblements de terre...
Mais franchement, quand on voit l’empilement régulier de ces blocs, leurs arêtes impeccables, la “logique”qui réunit des murailles, des escaliers, des portes, des esplanades... On glisse vite vers une recherche bien différente :

“ Qui a pu extraire, puis assembler ces blocs, et secondairement, pour quel usage ? Il faut alors procéder par élimination : Par exemple, mettre très vite de côté les tenants (nostalgiques de la dernière guerre) d’une base secrète de sousmarins japonais.
Si cette hypothèse était parfaite pour un scénario de “ Blake et Mortimer “, elle était immédiatement réfutée par les connaisseurs en bunkers et par les géologues. Plus sérieuse est l’hypothèse d’une citadelle moyenâgeuse engloutie à la suite d’un séisme. De fait, il existe sur l’île d’Okinawa plusieurs bâtiments à fonction militaire comme le château de Nakagusuku, dont l’aspect général (murailles à pans inclinés, disposition en haut d’un tertre, escaliers) peut ressembler à ces structures sousmarines.

Mais d’une part, il aurait fallu plutôt qu’un tremblement de terre, un effondrement de toute une portion de la côte pour retrouver intacte la disposition des murailles... Ces citadelles d’Okinawa à qui l’on donne 1 500 à 1 200 années d’âge correspondent à des périodes historiques, et aucun texte ne relate un tel cataclysme... Alors, il faudrait remonter bien plus haut dans le temps, mais cette fois ci évoquer une civilisation qui n’existe pas dans les livres... académiques.

D’autant qu’en quelques mois de recherches, ces structures équivalentes étaient mises à jour non seulement au large de Yonaguni, lieu de la première trouvaille, mais également autour des îlots de Kerama et Aguni... Au total (et toujours dans l’optique de bâtiments érigés par l’Homme), une véritable ville sousmarine, au fond du Pacifique.

Mais revenons à la structure principale : posée un monticule à quarante mètres sous la surface, elle mesure quinze mètres de hauteur pour 80 x 30 m de dimensions horizontales. On y distingue des voies régulièrement pavées, s’entrecroisant, parfois équipées de marches d’escaliers et de portes monumentales. Certaines débouchent sur ce que certains ont décrit comme des places entourées de stèles dressées. Mais aucun interstice, aucune entrée, aucun moyen de pénétrer à l’intérieur de cette gigantesque structure. Alors ce n’est pas un bâtiment habité, mais simplement un lieu de rencontre.

Un lieu sacré pour une population disparue ?


On fit alors un parallèle avec des mines situées elles aussi en bordure du Pacifique, mais bien conservées au Pérou, à quelques kilomètres au sud de Lima : le site de Pachacamac. On y retrouve le même aspect général de construction massive en gros blocs de pierre dressés. A priori, pas de fonction militaire pour ces constructions pré-inca (environ 2 000 ans d’âge), mais plutôt un rôle religieux, un centre de pèlerinage pour des foules venant de toute la région.

Deux autres site préinca, dont le Temple du Soleil des peuples Moche, célèbre pyramide en terrasse, présentent également une ressemblance sérieuse avec les structures sous-marines de Yonaguni.
Et sur l’île polynésienne de Tonga, deux bâtiments de huit mètres de haut (burden of Mani, et Haamonga-a-Mani), construits en blocs énormes (dont l’un de 109 tonnes...) alignés sur le solstice d’été... Incontestablement, des individus, sur toute l’étendue de l’Océan Pacifique (mais quel était le périmètre à cette époque ?) ont su déplacer et assembler des blocs énormes pour ériger et bâtir des structures imposantes.

Alors on prend mieux en considération les légendes et les traditions des peuples du Pacifique, avec un thème récurrent de mère patrie disparue au cours d’une catastrophe, engloutie sous les flots, et de rescapées s’éparpillant d’île en île pour en perpétuer le souvenir et entretenir la culture. En Hawaï, le survivant s’appelle Kuamu ou simplement Mu. Et un chant ancestral s’appelle Kumulipo, qui décrit le grondement du ciel, le tremblement du sol, et l’arrivée massive de flots bouillonnants, les ravages parmi la population, engloutis dans leur immense majorité. Les recherches océanographiques, à l’occasion de l’installation de multiples câbles sous-marins, les millions d’observations en période de guerre, n’ont jamais permis de retrouver des souvenirs, des traces tangibles d’une telle catastrophe.

Et si l’on revient à notre “ citadelle “ de Yonaguni, elle semble intacte, tous les blocs de granite étant “ soigneusement” disposés pour former une cohérence géométrique, voire fonctionnelle. Certes, la “ communauté scientifique “ admet une remontée des eaux de quarante mètres, mais sur des durées très importantes (dizaines de milliers d’années).

Là encore, ça ne “ colle “ pas. La “ pyramide immergée “ est maintenant livrée au tourisme sous-marin. Des centaines de plongeurs ramènent de belles photos. Par bonheur, il n’y a rien à saccager, rien à piller parmi ces blocs gigantesques. Mais ne serait-il pas temps qu’une équipe scientifique équipée, motivée et compétente, prenne le taureau par les cornes pour faire avancer nos connaissances ?

Cet article est extrait du numéro 33

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