Comprendre les
combustions spontanées



Parmi les sujets du surnaturel qui dérangent le plus les "rationnalistes" les combustions spontanées constituent un cas à part en aucun cas, on ne peut mettre en doute les faits. La police est toujours "dans le coup", et ceci depuis des siècles… et toujours sans explications scientifiques.

Les cas de combustion spontanée d’êtres humains - et notons le/les animaux semblent en être exclus - sont nombreux dans tous les pays, et ceci depuis l’Antiquité. Avec des circonstances diverses, on retrouve des faits avérés où se recoupent : un corps humain retrouvé sans vie, réduit en cendres et en amas graisseux, sans combustion du mobilier ou des ustensiles alentour, (et parfois) sans source de chaleur concomittente. Les drames inexpliqués ont toujours marqué les esprits, et on en retrouve la relation dans de nombreux textes.

Jusqu’au XVIIème siècle, ces “ feux humains “ étaient rattachés tout naturellement à un châtiment divin, et l’esprit des enquêteurs n’avait pas à collecter de détails ou des indices qui mèneraient à d’autres causes. Mais après Descartes, on apprend à isoler les grandes fonctions organiques du corps humain, et l’on comprend que l’énergie du corps provient d’une combustion.

Dans le “ traité de l’Homme “ (1648), Descartes décrit un système circulatoire auto-entretenu par la chaleur corporelle. La chair du cœur contient dans ses pores, dit-il, un de ces feux sans lumières qui la rend “ si chaude et si ardente qu ‘à mesure qu’il rentre du sang dans quelqu’une des deux chambres de concavité qui sont en elles, il s’y enfle promptement et s’y “.

Aussi le sang “ bout t-il “ littéralement dans le cœur de la machine humaine, les contractions cardiaques s’expliquant dès lors par cette expansion brutale.Ainsi, le feu est en l’Homme, attisé par la respiration (“qui rafraichit les vapeurs du sang, les précipite et les reconvertit en sang liquide dans la circulation droite...“) et entretenu par la digestion...

Au même moment, on fait également la relation avec la combustion de l’alcool, et celle, époustouflante à l’époque, des enflammements spontanés du phosphore, (Brandt 1669)... corps “ pyrophore “ que l’on sait isoler à partir de déjections humaines, puis à partir d’ossements animaux ou humains. Oui ! Le feu est en l’Homme... et les colères divines ne sont pas forcément à l’origine de ces drames.Il fallu environ un siècle d’observations et de réflexions, pour qu’un médecin Français, Pierre Aimé Lair, relate en 1800 son “essai sur les combustions humaines“, avec des arguments qui annoncent la médecine légale.

Mais à ce moment de l’exposé, passons en revue quelques douloureux exemples de ces combustions spontanées :

Date : 4 Avril 1731. Lieu : Près de Vérone, Italie. Faits : Premier cas retenu par l’histoire : celui de la comtesse Comelia Bandi, daté du 4 avril 1731. La scène se passe en Italie, prés de Vérone. Agée de soixante- deux ans, la comtesse n’a jamais été malade de sa vie. Ce soir-là, elle dîne avec le chanoine Bianchini et s’endort après avoir bavardé avec sa camériste.

Le lendemain matin, vers huit heures et demie, comme tous les jours, la femme de chambre vient réveiller sa maîtresse. Un affreux spectacle s’offre à ses yeux : “ Le plancher de la chambre, rapporte une gazette de l’époque, était parsemé de grosses taches d’apparence humide et gluante, tandis qu’un liquide gras, jaunâtre, écoeurant, coulait le long de la fenêtre, emplissant la pièce d’une odeur répugnante.

“ Des traces de suie salissaient les meubles. Par contre, le lit n’avait pas été endommagé et les draps chiffonnés indiquaient que la comtesse Bandi avait eu le temps de se lever. Elle gisait à 1 m du lit : un petit tas de cendres, deux jambes intactes toujours gainées de soie fine, une moitié de boîte crânienne, c’est tout ce qui subsistait de Cornelia Bandi... Le médecin légiste et les policiers appelés sur les lieux sont bien incapables d’expliquer ce qui a pu se passer. Placide, le magistrat chargé du rapport écrit : “ Un feu mystérieux semble s’être allumé spontanément dans la poitrine de la comtesse. “ Puis il classe le dossier.

Date : 3 Juin 1782. Lieu : Caen, France. Faits : Le 3 juin 1782, une vieille demoiselle disparaît en fumée. Mérille, le chirurgien chargé d’examiner l’affaire, écrit : “ Le sommet de la tête gisait sur un des chenets, à quarante-cinq centimètres du feu. Le reste du corps gisait de travers, en face de la cheminée, et n’était plus qu’une masse de cendres. Même les os les plus solides avaient perdu leurs formes et leur consistance. On retrouva le pied droit entier, mais roussi. Bien que ce fut une journée froide, il n’y avait dans le foyer que deux ou trois morceaux de bois brûlés.

“ Honnêtement, il ajoute que, dans la journée qui a précédé la disparition de Mlle Thaus, des témoins ont vu celleci absorber plusieurs litres de vin et un litre de cognac. Un tel exemple a incité un médecin légiste américain, le docteur Dixon Mann, à émettre l’hypothèse selon laquelle ces cas de combustion humaine spontanée s’expliquaient par l’état d’imbibation alcoolique particulièrement prononcé des victimes. Une étincelle suffirait alors à les enflammer.

Malheureusement, et le docteur Mann le reconnaîtra lui-même, de nombreux autres cas de combustion spontanée concernent des personnes qui ne buvaient que de l’eau. Pourtant, le rapport du chirurgien Mérille est formel : Pas un meuble de l’appartement n’était endommagé. On retrouva la chaise sur laquelle elle était assise, intacte, à une cinquantaine de centimètres. Le corps s’était consumé en moins de sept heures, bien que rien d’autre que les vêtements n’ait été calciné.

Date : 22 Mars 1908. Lieu : Whitley Bay, ville du Northumberland, en Angleterre. Faits : Le 22 mars 1908, à Whitley Bay, une petite ville du Northumberland, en Angleterre, Margaret Dewar trouve le corps en voie de combustion de sa soeur, Wilhelmina. Après avoir appelé les voisins, elle pénètre de nouveau dans la chambre. On découvre que les draps et les couvertures du lit de Wilhelmina ne sont absolument pas consumés et qu’il n’y a aucune trace de fumée dans lamaison. Au cours de l’enquête qui suit l’événement, Margaret s’en tient à son histoire. Magistrats et policiers déclarent qu’elle était ivre le 22 mars. La presse s’empare du scandale.

Cet article est extrait du numéro 43

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