L'eau : une arme de destruction massive ?



Et si le tsunami du 26 décembre 2004 était tout sauf naturel ? Plusieurs indices suggèrent la part de l'homme dans ce qui reste l'un des plus grosses catastrophes de l'histoire moderne. Et des projets militaires confirment l'existence des armes sismiques. Et sous l'eau, un séisme ça fait des vagues.

Le tsunami qui a déferlé sur l’Indonésie, la Thaïlande et les rivages de l’Océan Indien, avant de faire le tour de la planète, n’est peut-être pas une catastrophe naturelle. La piste du facteur humain, délibéré, d’un terrorisme sismique, militaire, assez puissant pour provoquer un raz-de-marée ne peut être exclue. Cette thèse incongrue du “tsunami artificiel“, plusieurs experts, des spécialistes de l’armement, de géopolitique, de sismologie, ose la formuler. Pire, ils l’argumentent. Parmi les pièces à charge, un faisceau d’indices qui convergent : quelques projets militaires plus ou moins menés à bien, des coïncidences troublantes, un timing bien réglé. Rajoutez une bonne dose d’explosifs, une faille bien placée, des masses d’eau en surplomb. Faites sautez le tout. Et vous obtiendrez un raz-de-marée artificiel. Tout comme un vrai.


Qui se souvient de Banda Aceh ?


Au moment où j’écris ces lignes, quand paraîtra l’article, cela fera presque un an. Presque un an que 275 000 personnes sont mortes, balayées par ce qui restera sans doute dans les annales des Nations-Unies comme le raz-de-marée le plus meurtrier de l’histoire. De la douzaine de pays frappée par les vagues du tsunami, l’Indonésie a été le plus durement touché avec environ 160 000 morts, dont 90 000 pour la seule ville de Banda Aceh, la plus proche de l’épicentre du séisme, à la pointe Nord de l’île de Sumatra. Une agglomération ravagée, un symbole.

Depuis, des heures d’images ont défilé, sur toutes les chaînes, dans toutes les langues. Nous noyant sous la désolation, la détresse, la mort. Ce tsunami du 26 décembre 2004 a été étudié sous toutes ses coutures. Tout a été dit pour expliquer sa puissance, son origine, ses particularités. Rapidement, quelques voix se sont élevées pour mettre en doute la version officielle. Un journal égyptien a publiquement accusé les Etats-Unis d’avoir voulu éliminer les populations musulmanes du Nord de Sumatra.

Une zone bastion de l’islam intégriste, en conflit ouvert avec le pouvoir central indonésien. Esprits tordus, paranoïaques, conspirationnistes, des détectives de l’ombre ont collecté les indices, traqué les incohérences, questionné les relevés des sismographes et des satellites. Plusieurs mois sont passés, le tumulte s’est apaisé. Pas leurs soupçons. (cf encadré : quand la toile contre-enquète) D’après eux, la main de l’homme - disons l’uniforme - serait derrière le séisme, l’onde de choc qui a soulevé les flots. Techniquement, c’est tout à fait possible. On sait très bien manier l’art de la bombe et de l’eau. Un cocktail dévastateur car incompressible. Il y a eu des précédents. Bien sur, pour le séisme des îles Sumatra-Andaman- Nicobar, du 26 décembre 2004, il n’y a aucune certitude. Juste des observations. Petit rappel d’effets. Il est 7h58 heure locale, soit 1h58 à Paris, lorsque le séisme se produit au large de l’île indonésienne de Sumatra, à 5 000 mètres de fond.

A l’épicentre du séisme, sur la ligne de failles des plaques de l’Inde et de la Birmanie, le sol s’est soulevé d’une vingtaine de mètres. Suite à cette fracture tectonique, estimée à 600 km de long selon les spécialistes du Département Analyse, Surveillance et Environnement (DASE) du CEA, le déplacement vertical du sol a atteint en Europe les 2 cm d’amplitude lors du passage des ondes sismiques dues au séisme. La longueur d’onde du phénomène, de l’ordre de la centaine de kilomètres, est restée imperceptible pour nous, mais pas pour les capteurs sismiques, sensible à l’échelle du nanomètre. La secousse, puissante au point de faire osciller la Terre sur son axe, est l’une des plus importantes jamais détectées.

Au terme de plusieurs semaines d’analyse, les sismologues ont finalement attribué une magnitude de 9,3 au séisme. Constamment réévalué, celui-ci avait d’abord été estimé par exemple, selon les sources, à 6,4 ou 8,1 avant d’être requalifié à 8,5, puis à 8,9 etc. En vérité, il n’y a pas eu 1 mais 2 séismes. Et peut-être plus selon où l’on situe l’origine de la secousse.

Car 2 jours avant, le 24 décembre, un autre séisme est produit à l’autre bout de la plaque indo-australienne, à 900 km au Sud de la Tasmanie. Sa magnitude de 8,1 a rapidement été éclipsé par l’événement indonésien.

Des échos discordants


La première secousse, à 30 km sous le plancher marin à l’ouest des côtes de Sumatra, a duré une centaine de secondes et s’est propagée à la vitesse de 2,8 km/seconde. Environ 10 000 km/heure. Puis suit une pause, d’une centaine de secondes également. La terre bougea alors à nouveau durant 5 minutes, plus lentement et plus au Nord, à hauteur des îles Nicobar et Andaman.. Sous l’eau, ces mouvements de subduction (une plaque glisse sous l’autre) se sont accompagnés de gigantesques glissements de terrain, traînant sur plusieurs kilomètres des blocs de plusieurs millions de tonnes.
Il y a donc eu un tremblement de terre en 2 temps, avec 2 types de secousses distinctes. Et quelques 1500 répliques dans les 2 jours qui suivirent. Que le séisme du Pacifique Sud soit connecté ou non celui de Sumatra, le choc des plaques indienne et birmane a produit une brusque impulsion verticale, un peu comme sur un plongeoir. Lorsque la planche se tord sous le poids du plongeur, puis se détend, se déploie en libérant vers le ciel la pression accumulée.

Ici, la remontée soudaine de la plaque birmane a déplacé assez de masses d’eau pour “soulever“ le niveau de la mer, des colonnes d’eau de plusieurs kilomètres de haut, d’une cinquantaine de cm. Ce premier signe du front d’ondes à l’origine du tsunami a été mesuré par deux satellites qui passaient par là, Voilà pour la version officielle.

Outre sa portée, à l’échelle du globe, le séisme du 26 décembreprésente donc la particularité d’avoir 2 signatures sismiques. Un premier écho, à la résonance relativement rapide et surtout très brève, et une seconde série d’ondes sismiques, plus amples puisque plus lentes. Problème, ce premier signal, qui correspond à des ondes de pression P, serait très différent des ondes habituellement observées lors d’un tremblement de terre 100 % naturel. Car un déferlement d’onde P, cela ressemble beaucoup aux vibrations d’une détonation, d’une explosion capable de soulever et déformer le sol. En clair, une explosion préalable a-t-elle “mis à feu“ le second tremblement de terre ?

Quand la toile contre-enquête


Il est vraiment bizarre ce séisme. Joe Vialls, un militaire australien à la retraite, décédé durant l’été 2005, est l’un des premiers à avoir dénoncé un complot. Ses arguments ? La localisation de l’épicentre et la magnitude du séisme, à géométrie variable. Selon les sources, notamment dans les premières heures, les versions varient.


Cet article est extrait du numéro 41

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