ENERGIES
- Tour solaire qui dit mieux ?
- L'énergie qui vient du large.
- Les brunos.
- Variations climatiques, déclin des hydrocarbures, l'énergie qui viendra des végétaux.
- Plus chaud que cent soleils
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Tour solaire qui dit mieux ?
Les temps des tours solaires est arrivé. Inventions françaises, conçues il y a une cinquantaine d'années, ces centrales électriques à air chaud, construites à partir de gigantesque cheminées, s'avèrent des sources d'énergie inépuisable et non polluante… En théorie, car aucune ne fonctionne aujourd'hui. Gaz à effet de serre et crise du pétrole aidant, le concept suscite à nouveau l'intérêt.

De nouveaux projets fleurissent, à la recherche de financement.
Imaginez une tour. Une tour creuse et haute de plusieurs centaines de mètres, tendue vers le ciel et ses nuages, surgissant d’un tapis de dalles transparentes. Une vaste verrière circulaire, de plusieurs km2 et tendue à quelques mètres à peine au-dessus du sol. Cette colonne étrange, érigée en plein désert, est ce qu’on appelle une tour solaire. Un nouveau modèle de centrale électrique, inépuisable, actionnée à l’air chaud et conçue comme un conduit cheminée géant.

Comme une éolienne dans une cheminée
“La puissance installée pourrait être de plusieurs centaines de mégawatts” m’explique Alain Coustou, “de l’ordre de 500 MW en fonctionnement optimal avec une trentaine de degrés d’écart entre l’air de la base et celui du sommet, pour une tour de 300 mètres de haut.” Professeur d’université en économie du développement à Bordeaux et climatologue amateur, Alain Coustou est à l’origine avec Paul Alary d’un nouveau projet de tour solaire.
A ce jour, il s’agit sans doute de la version la plus complète et la plus raisonnable. Nettement optimisé et intégré à l’environnement industriel, le modèle de tour Coustou-Allary, sous brevet, a retenu l’attention du bureau d’études Technicatome, en relation avec des groupes comme EDF et Areva. Appelé tout autant centrale aérothermique, cheminée solaire ou tour à vortex, le principe de la tour solaire est simplissime. Il repose sur la mise en synergie, l’effet conjugué de plusieurs forces fondamentales.
Des système d’énergies renouvelables, éprouvées et mis en œuvre depuis des siècles : la serre, la cheminée et l’éolien. Constituée d’une mosaïque de plaques de verre tendue quelques mètres au-dessus du sol, la serre collecte les rayonnements solaires et retient leur chaleur. La masse d’air qu’elle contient se réchauffe alors peu à peu, entraînant une surchauffe souvent supérieure de 20 à 30° à la température extérieure.

Une force de cyclone
La présence du tube, dressé vers le ciel au centre de la serre, provoque un effet d’aspiration : c’est l’effet cheminée. L’air sous serre s’y engouffre et devient un courant d’air ascendant, d’une vélocité estimée par exemple à un peu plus de 50 km/h (environ 15 m/s). Une montée “d’autant plus rapide que la cheminée est haute et que l’écart entre les températures de l’air à la base et au sommet est élevé” précise l’inventeur bordelais. Un vent assez puissant pour mettre en rotation, à l’intérieur du cylindre, une trentaine de turbines productrices d’électricité.
Mais pour accroître la puissance de la tour, et atteindre les 300 ou 500 MW qu’il a prévu, la tour Coustou exploite deux autres lois naturelles : les effets Coriolis et Venturi. Celles-ci sont induites par la présence, à la base de la tour, de baies d’arrivée d’air composées de cloisons courbes et éventuellement prolongées à l’extérieur.
Ces cloisons déflectrices guident l’air qui entrent et l’orientent de façon à lui faire amorcer un mouvement tourbillonnaire, amplifié par la force de Coriolis (celle qui est à l’origine du sens de rotation des cyclones comme des maelströms marins). “Nous obtenons de cette manière une tornade captive et autoentretenue. L’air chaud ne se contente plus de monter mais se trouve animé d’un rapide mouvement de rotation dans le même sens que celui prévu pour les étages de turbines” explique l’inventeur.“
L’effet Venturi (qui accélère le débit d’un cours d’eau lorsqu’il son passage se rétrécit, ndr) est généré par l’architecture particulière de la tour, évasée à la base, son diamètre intérieur se rétrécissant au fur et mesure que l’air monte par effet cheminée. Cette caractéristique entraîne une accélération considérable du flux d’air ascendant et en rotation. (...) Avec un diamètre intérieur dans la partie haute de la tour égal - par exemple - au 1/7ème de celui de la base, et un écart de température d’une trentaine de degrés, la vitesse de la colonne d’air peut atteindre plusieurs centaines de Km/h.” L’énergie véhiculée par ce vortex artificiel devient alors considérable, bien supérieure à celle obtenue par une cheminée cylindrique, diamètre constant.L'énergie qui vient du large.
Entre les sautes de vent intempestives, et les frilosités des riverains, le développement des éoliennes trouvera vite ses limites sur la Terre. L'avenir c'est la mer… mais de différentes manières.

Extrait d'Effervesciences N°44 Vous pouvez commander ce numéro ICI

 

 


L’énergie viendra du large !

Des 4/5 du globe sans habitants, où l’on peut choisir au mieux ses emplacements. L’éolien a le vent en poupe (eff n° 19 - juillet 01), c’est une technologie désormais mature, contrairement à l’énergie des vagues ou de la houle, encore mal maîtrisée. Les conditions sont différentes entre un site à terre et un site offshore - surtout la “rugosité” du terrain. Le terrain en amont d’une éolienne peut être divisé en parties suivant le type de surface. Les parties sur lesquelles le vent souffle sur la mer sont appelées “étendues de mer” et celles sur lesquelles le vent souffle sur la terre “étendues de terre”.
Chacun de ces secteurs a des profils de vitesse du vent différents suivant la hauteur. Un premier avantage d’une “étendue de mer” est l’augmentation de la vitesse du vent ; des augmentations de 5 à 45 % ont été suggérées par plusieurs études. Comme la puissance éolienne croît avec le cube de la vitesse du vent, l’augmentation de puissance résultant d’une augmentation de 10 % (par exemple) est significative. Un second avantage d’une “étendue de mer” est que les vents offshore sont moins turbulents que les vents sur terre.
Une plus grande turbulence implique une production moindre et des contraintes plus fortes (“fatigue”) sur les composants de l’éolienne comme les pales; “L’intensité de turbulence” est le rapport entre l’écart type de la vitesse du vent et sa vitesse moyenne sur un intervalle de temps donné. Elle est nettement plus faible (20 à 30 %) sur les sites offshore. En troisième point, une faible rugosité implique une faible augmentation de la vitesse du vent avec la hauteur.
Cela signifie que la hauteur du moyeu peut être diminuée pour obtenir la même vitesse du vent ou réciproquement que la vitesse du vent sera supérieure pour une hauteur donné au moyeu. Dans la pratique cela donne une plus faible hauteur pour une conception optimale.
Par exemple, une étude danoise a montré qu’une éolienne optimisée devrait avoir une hauteur de moyeu de 48,4 mètres, valeur inférieure de 13,9 mètres à celle d’une éolienne terrestre comparable. En résumé, les conditions offshore de vent - plus fortes vitesses de vent, turbulence plus faible, et augmentation de la vitesse avec la hauteur plus faible - peuvent induire une plus grande quantité d’énergie produite et des conceptions optimisées peuvent permettre de compenser les coûts supplémentaires d’une installation en mer (production annuelle moyenne supérieure de 32 % à celle d’une éolinne optimisée à terre). A l’inverse, la mise en place de champs d’éoliennes offshore implique de sérieuses contraintes en terme d’ingénierie et d’exploitation : la structure offshore ne doit pas seulement être conçue pour résister à des vents, comme pour les éoliennes à terre, mais aussi aux forces dûes aux vagues extrêmes et, pour certains sites, à la glace.
Devant résister à ces différents efforts, la structure doit être de plus calculée de manière à ce que sa fréquence propre (résonnance) ne corresponde pas à la fréquence des efforts du vent et des vagues. Si la fréquence propre de la structure est égale à celle des fréquences liées à l’environnement, les vibrations résonantes de la structure peuvent augmenter jusqu’à sa rupture. Les structures porteuses entrent pour 35 % dans le budget des centrales offshore. Elle comprennent le mât et les ancrages dans le fonds de la mer.

Extrait d'Effervesciences N°45 Vous pouvez commander ce numéro ICI

 

 

 

Les brunos
Briquettes élémentaires de l'univers.
Par l'étude du vortex électromagnétiques créateur de matière, Jean-Claude Villame nous entraîne à la découverte de la dynamique interne des constituants intimes de la matière, en démontrant leur filiation commune. Il s'agit d'une explication naturelle de la constitution du vivant à partir de la monade de matière énergie.
Par l’étude du vortex électromagnétique de l’atome, Jean- Claude Villame nous entraîne à la découverte de la dynamique interne et de la structure fine des électrinos, photons, électrons, des protons, atomes, neutrons, puis des éléments, molécules et cellules, en démontrant leur filiation commune.
S’agissant d’une démystification totale de leur composition et de leurs transmutations réciproques, il nous livre une explication naturelle de la constitution du vivant à partir de la monade de matièreénergie. A partir d’une amorce centrale dont la première monade est au centre de la sphère atomique, 0,86 Yotta monades de matière/énergie électrique s’enroulent suivant une spirale logarithmique en 22 spires sphériques, de plus en plus composites et de plus en plus épaisses. Chaque ‘spire’ s’empile de façon continue en couche pseudo ‘concentrique’.
A l’image d’un tourbillon ou cyclone, d’une ammonite ou d’un jeu de l’oie... mais dans un volume sphérique. D’une spire à la suivante, en partant de l’amorce centrale, le nombre d’agrégats (amas corpusculaires sphériques) est multiplié par le coefficient : embrassades + 1 (l’objet central embrassé).
Cette incrémentation de base, régulière et continue, correspond à la moyenne statistique issue des résultats expérimentaux les plus précis obtenus par la physique nucléaire depuis un siècle et demi. Elle est spécifique au vortex électronique - protonique constituant le tronc commun du vortex atomique.
La complexité du phénomène corpusculaire dans le vortex composite (spirale et quasi sphérique de couche en couche) ne peut s’étudier qu’en mode statistique. Ainsi pour les quatre premières couches ‘sphériques / spiralées’ s’empilant à partir de l’amorce centrale, le dénombrement (statistique) de leur population s’évalue réciproquement de la façon suivante. - La couche spirale A comprend :
Les couches spiralées des agrégats subatomiques et atomiques.
12,2453 brunos.
- La couche spirale B comprend :
(1 x 12,245) + (11,245 x 12,245) = 12,245 x 12,245 = 149,947 brunos.
- La couche spirale C comprend :
149,947 + (11,245 x 147,947) = 12,245 x (12,245)2 = 1836,149 brunos.
Et ainsi de suite, soit : population de la spire sphérique d’indice (n) = [valeur de la base] (n) ; correspondant au nombre de egb +/- (n) o 12,2452987 n.
Au niveau n = 19 correspond la couche spirale S, le vortex concentre 4,692 1020 brunos (egb +/-) *note 3 ; ce qui constitue le contenu de matière/ énergie électrique d’un électron.
Au niveau n = 22 correspond la couche spirale V, le vortex concentre 8,616411 1023 brunos (egb +/-) ; ce qui constitue le contenu de matière/énergie électrique d’un proton. Tous les amas sont plus ou moins mobiles, tous sont en interaction électromagnétique mutuelle, et la force d’agrégation globale rapportée au barycentre est proportionnelle au nombre total de brunos.
*note 4 * * L’atome ‘théorique’ de Bohr se constitue sur la périphérie extérieure du niveau 22 :“ amas V “.
En effet dès qu’un agrégat - amas équivalent à l’électron se présente au seuil du niveau 23 “ amas W “, cet amas S, gravitant à la périphérie extérieure du vortex protonique, forme avec le proton, l’atome de Bohr. [L’amas électronique, formé dès le niveau 19 (amas S), se retrouve à tous les niveaux supérieurs en plus grande quantité, variant exponentiellement ; comme cela est le cas pour tous les amas.] **Un deuxième agrégat électronique (identique au précédent) permet la transmutation de l’atome de Bohr en un premier élément naturel de la ‘matière ordinaire’ : l’atome d’hydrogène (H1, qui comporte donc 2 électrons.
**Un troisième agrégat électronique (identique aux deux précédents) permet la transmutation de l’atome d’hydrogène (H1) en un neutron, qui comporte donc 3 électrons. Pour seulement trois électrons supplémentaires, la transformation / transmutation du proton en atome (Bohr ou H1 ou neutronique) s’effectue à la périphérie extérieure du niveau V (niveau 22).
C’est-à-dire : sur une légère extension de ce niveau, juste après la frontière avec le niveau 23, en constitution. Cette description du vortex protonique / atomique est la justification théorique des valeurs de masse et d’énergie mesurées pour le proton, le neutron et l’atome d’hydrogène, dans tous les laboratoires mondiaux.
L’électron, amas composite (S.6d) et le proton, amas composite supérieur (V.7d) sont constitués des mêmes sous amas comme il vient d’être montré.

Extrait d'Effervesciences N°46 Vous pouvez commander ce numéro ICI

 

 

 

Variations climatiques, déclin des hydrocarbures, l'énergie qui viendra des végétaux.
Nos végétaux de cultures ont avant tout une utilité alimentaire : ils ont un métabolisme élaboré pour produire sucs et protéines savoureuses et nutritives. D'un point de vue énergétique, c'est un gros gâchis. Les substances énergétiques : cellulose pure et lipides.

2006, ça chauffe !
Les productions agricoles traditionnelles subissent le réchauffement qui s’emballe et les zones de production ne correspondent plus vraiment aux écosystèmes évolutifs (toujours plus haut, en altitude comme en altitude...). Les Anglais envisagent de planter des vignes, l’Espagne se tropicalise... Les bio majors, à l’affût, annoncent qu’ils ont des solutions génétiquement modifiées, tant pour des végétaux alimentaires que pour des productions à visée énergétique... Car c’est une nouvelle donne qui se profile pour l’agriculture : on attend désormais du monde paysan qu’il mette en production des plantes qui transformeront H2O + CO2 en substances qui se substitueront aux hydrocarbures déclinants.
Avec un baril à 30 dollars, c’était une plaisanterie. A 60 dollars, tout le monde en veut. Alors, on va chercher dans de vieux dossiers qui remontent parfois aux années 70, lorsque de doux rêveurs ou des inventeurs géniaux proposaient des énergies naturelles alternatives.
Les critères : pouvoir utiliser l’énergie solaire actuelle (qui aurait tendance à se renforcer), si possible en marge des productions en place, ne nécessitant que peu d’eau, et avec le meilleur rendement énergétique pour en tirer le substrat carboné : cellulose la plus pure possibles, huiles faciles à extraire, et avec une rotation des cultures la plus rapide... Le colza et le tournesol sont en piste en tant qu’oléagineux, et l’on teste tous les sous-produits agricoles pour en distiller de l’alcool-carburant. Mais ce sont de réelles ruptures qui s’annoncent, dans le choix des espèces végétales exploitées, comme dans les process de valorisation. Et l’on note un retour, prévisible, vers des types de végétaux les plus simples possibles,
dont le métabolisme consiste en une croissance effrénée de matériaux simples et faciles à extraire. Bien sûr, au plus simple, on trouve les algues unicellulaires, les premiers végétaux installés sur Terre, championnes incontestées pour produire des huiles.
Pour la cellulose, ce sont les grandes herbacées (déjà présentes à l’Ere Primaire) qui portent le pompon, comme l’herbe à éléphants, ou Miscanthus. tonnes/an) mais aussi en Allemagne et au Danemark. On l’appelle herbe à éléphants, ou encore roseau de Chine. Cette plante est une graminée vivace à rhizome (puissante tige souterraine pérenne : il ne s’agit pas d’une racine) qui possède un métabolisme de photosynthèse très efficace permettant d’atteindre des rendements de 14 à 18 tonnes de matière sèche à l’hectare, selon la maturité de la plante et les conditions climatiques.
Pour un agriculteur céréalier, la culture du miscanthus est relativement simple. Après implantation des rhizomes au printemps, la plante pousse et se développe intensément jusqu’à 4 m de hauteur). A l’automne, la croissance est stoppée, et des feuilles se dessèchent et tombent pour former plante installe un rhizome de bonne qualité. Cette plantation n’est pas mécanisable. Les plants doivent être mis en terre à la main, dans un sol aéré et creusé de sillons.
Mais ces coûts de mise en place sont ensuite étalés sur (au moins) 20 ans, puisque les repousses annuelles ont lieu à partir du même rhizome, sans traitement particulier en engrais ou en phytosanitaire : c’est pratiquement un travail de forestier qui attend ces nouveaux céréaliers...

Extrait d'Effervesciences N°48 Vous pouvez commander ce numéro ICI

 

 

 

Plus chaud que cent soleils
Une découverte inattendues des laboratoires Sandia permet d'orbtenir, sur Terre, une température de plus de 2 milliards de degrés, recréant sur terre les conditions règnant au cœur des étoiles en explosion…
Au Nouveau Mexique, sur le site historique de Los Alamos, là ou fut fabriquée la première bombe atomique, la USA ont installé depuis 1949 les laboratoires Sandia, qui travaillent dans le domaine de la défense nationale sur les armes nucléaires et plus généralement tous les systèmes de haute technicité. Ces derniers ont rendu public des résultats d’un grand intérêt scientifique et technique, générant une effervescence certaine sur internet (et une indifférence tout aussi certaine dans nombre de médias scientifiques...). Voyons de quoi il retourne exactement avant, c’est de circonstance, de nous enflammer...
Toujours l’inattendu arrive... Tout commence avec la construction d’un générateur de rayons X de forte intensité destinés à tester la résistance des têtes nucléaires à l’usure. En effet, le plutonium qu’elles contiennent émet en continu des rayonnements susceptibles de dégrader fortement le fonctionnement de leur électronique embarquée ainsi que leurs performances.
De plus, la résistance au “flash” X permet de tester leur comportement vis à vis d’éventuels systèmes antimissiles. A partir de ces dispositifs ont été mises au point les machines à “striction axiale” (dites aussi “Z-pinch”, c’est à dire à pincement de l’axe magnétique) qui génèrent d’intenses rayons X en vaporisant des fils métalliques avec une impulsion électrique brève (100 ns) mais d’une intensité faramineuse: plus de 20 millions d’ampéres! Cette impulsion électrique génère un champ magnétique qui permet la compression brutale des plasmas issus des fils en un tube qui s’effondre jusqu’à ce que l’énergie cinétique de ses constituants soit convertie en rayonnement X. La puissance habituellement libérée est alors voisine de 300 TW, ce qui permet d’envisager d’utiliser ce type de confinement, au delà de sa fonction première de générateurs de rayons X, pour obtenir la fusion nucléaire d’une cible de Deutérium/Tritium placée au centre du dispositif (1).
Jusqu’à ces derniers mois, les spécialistes de ce type de fusion visaient l’obtention d’un plasma à 3 millions de degré, mais la donne vient de changer brusquement: l’équipe de Sandia a obtenu, de façon surprenante, un plasma mille fois plus chaud que celui tant espéré ! L’équipe de Sandia, dirigée par C. Deeney, utilisait pour fabriquer leur plasma des fils en tungstène dessinant une petit cage cylindrique de 2 cm de diamètre.
Afin d’améliorer la précision de leurs mesures, ils ont remplacé ce dispositif par des cages de fils d’acier d’un diamètre allant de 60 à 80 mm. Et ce fut une surprise de taille: au lieu d’obtenir une température de quelques millions de °C, l’équipe a eu la surprise d’obtenir un plasma à plus de 2 milliards de degrés! Il faut savoir que, dans les recherches sur la fusions nucléaire (1) par compression de plasma, cette équipe espérait parvenir, dans le futur, avec un nouvel appareillage et des impulsions de 60 millions d’ampéres, à une température de 3 millions de degrés seulement… a peine plus du millième de ce qui a été obtenu! Le résultat était si surprenant que le chef du projet a du réitérer plusieurs fois l’expérience avant d’en croire ses instruments. L’ensemble du travail a été ensuite validé par des simulations et de nouvelles mesures. Il fallu alors bien se rendre à l’évidence: on avait obtenu sur Terre, dans un volume de la taille d’un spaghetti, une température de 2 milliards de degrés. Et alors, direz vous ?
Et bien, l’obtention de cette température change bien des choses dans le petit monde de la fusion, et risque de reléguer notre glorieux ITER à l’état de pétard mouillé. Voyons pourquoi.

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