EVENEMENTS ET CATASTROPHES
- Menace sur Yellostone : Info ou intox ?
- L'eau : une arme de destruction massive ?
- Comment comprendre les combustion spontanées ?
- Mer Noire, la grande inondation.
- L'énigme des crop-circles : où en est-on aujourd'hui.
- Quand l'eau montera.
- Emergeants et inquiétant… Voici les nouveaux polluants.

 

 

 

Menace sur Yellostone : Info ou intox ?
Que se passe-t'il dans le Wyoming, au pays des geysers et fontaines d'eau chaude ? Des portions du parc Yellostone sont fermées au public. Des bisons retrouvés asphyxiés. Les sols qui chauffe et fume un peu plus… Les prédictions les plus alarmistes se succèdent. La fin du parc serait pour bientôt. Et avec lui celle d'une bonne moitié des Etats-Unis. Voire l'humanité. Un film catastrophe à très grande échelle et sans trucages. J'exagère ? A peine. Analyses et explications.
“Yellowstone est pire que ce que nous pensions. Le mari du professeur de sciences sociales de ma fille est dans le Montana, dans la Réserve Crow, à 100 miles du Yellowstone. Il dit que la situation a dépassé tout ce que nous avons entendu jusqu’ici (qui est selon lui absolument exact), il y de grandes zones mortes sans animaux ni végétations. Aux abords immédiats de ces dead zone, la végétation ne pousse plus et les animaux migrent hors de ces zones. De nouveaux geysers et puits de boue apparaissent chaque jour. Vous pouvez voir à l’œil nu le sol se soulever, non seulement près du Lac Yellowstone mais aussi à d’autres endroits du parc. Ils ont fermé plus de zones au public que ce qu’il a été dit. A certains endroits, la température au sol grimpe à 200 degrés Farenheit.”


PANIQUE SUR LE NET
Alerte au Yellowstone. Sur le net, le moulin à rumeur a parlé. Ses forums, ses listes de diffusion, ses messages électroniques. Une gigantesque boite où tout s’entremêle. Caisse de résonance sans fond où chacun y va de son info, de son commentaire, de son opinion. Une machinerie virtuelle propice aux rumeurs.
Cette fois, Yellowstone est sur le grill. Yellowstone brûle-t-il ? Non. A croire ce que l’on peut lire, le grand parc américain va plutôt exploser. Et sous peu. Un cataclysme comme nous en avons rarement connu. Sur l’éventualité de ce scénario catastrophe, les spéculations vont bon train. Alimentés par les soubresauts du parc, les dénégations des autorités et les avis autorisés des experts géologues qui observent les soubresauts de la région. On va jusqu’à y ajouter une pincée de prédictions des indiens Hopis. Avec autant de signes avant-coureurs, il se passe quelque chose, c’est sur !
Devant l’énormité de la nouvelle, chez les internautes américains puis du monde entier, l’incrédulité le dispute à la fascination. Les témoignages et contributions affluent et crépitent à l’écran. Chacun connaît un voisin qui a un frère dont les enfants ont un professeur qui revient de Yellowstone et qui a vu... etc.
Les vrais-faux indices s’accumulent. Les poissons morts flotteraient à la surface du lac, cuits par les eaux quasi-bouillantes. Dans les rares zones de camping encore ouvertes, les touristes s’en iraient, repoussés par les odeurs de soufre qui imprègnent l’atmosphère.
Plusieurs articles de presse, gazettes locales et grands quotidiens, rajoutent encore aux craintes du réseau. Légitimant les arguments des uns, les inquiétudes des autres, le sentiment de risque ambiant. La machine est lancée. Courage, fuyons... Le parc du Yellowstone est-il vraiment devenu zone interdite ? Comme on dit, n’est-ce pas, il n’y a pas de fumée sans feu. Et il faut reconnaître que l’année 2003 du Yellowstone a été particulièrement agitée. Cumulant signes imprévues et alertes en tous genres. Suivez le guide.

LE PARC EN EBULLITION
C’est avec l’été que les choses se gâtent. Début juillet, des remontées extrêmement acides sont signalées au Nord du parc, dans le bassin des geysers de Norris. A cet endroit, des flaques d’eau bouillante et d’acide sulfurique rongent les sentiers. Et la température du sol habituellement à 27° a grimpé à 93°C (200° Fahrenheit).
Le 23 juillet, les autorités du parc décident de fermer près de la moitié des chemins de randonnées autour du bassin. Depuis, ils en ont rouvert la plus grande partie. A la même époque, les geysers de Norris présentent d’ailleur une activité anormale. L’eau bout avec une intensité accrue ou se trouble de boue. Le phénomène est attendu mais cette année il dure plus longtemps qu’à l’accoutumée.
De son côté, un autre geyser de la zone, le “Bateau à vapeur”, sans doute le plus puissant au monde mais aussi l’un des plus imprévisibles, a jaillit à son maximum en 2000, en 2002 (deux fois), puis à quatre reprises durant l’année 2003. Si l’on considère qu’avant cela sa dernière éruption remontait à 1991 et qu’il s’est s’écoulé parfois 50 ans entre deux crachements de vapeur... cela fait beaucoup en quelques mois. D’autres, aux cycles réguliers comme des coucous, ont changé de mesure. De hauteur. De fréquence. Passant dans le cas du geyser Echinus d’une éruption toutes les 35 minutes à une éruption toute les 3h30.
L’été se poursuit. En Août, des chercheurs de l’US Air Force, de la Navy et de la Nasa sont venus survoler la même zone, au Nord du Yellowstone, de façon à tester en milieu naturel un nouveau système d’imagerie à haute résolution. Coordonné par l’université du Montana, le projet YOGI (Yellowstone Optical and Ground Imaging) qui associe civils et militaires devait - selon les informations fournies à la presse - permettre d’obtenir une vision très précise et assistée par ordinateur des moindres détails du parc. Enfin, en mars 2004, toujours dans la région du Bassin de Norris, cinq bisons ont été retrouvés morts. Non pas ébouillantés ou dissous par l’acide.
Mais proprement asphyxiés, victimes d’un dégazage toxique concentré au sol, dans une poche de pâturage. Un mélange de dioxyde de carbone (CO2) et de sulfure d’hydrogène (H2S), reconnaissable à son odeur d’œuf pourri, et maintenu à hauteur d’échine par la pression de l’air froid. L’enquête diligentée par les rangers et l’équipe scientifique a conclu à une combinaison “rarissime” de facteurs, révélant que les taux de H2S des prélèvements gazeux dépassaient la barre des 200 ppm (part par million). Une concentration fatale. En général, les vents constants du Yellowstone dissipent ces gaz asphyxiants. Pas ce jour-là. Bizarre, vous avez dit bizarre ? Ou lois du hasard de l’activité géothermique ?

LA TERRE TREMBLE... UN (SUPER) VOLCAN S’EVEILLE ?

Le parc Yellowstone est le monument naturel le plus visité des Etats-Unis. Un paysage de carte postale, qui contient 62 % des geysers et sources chaudes répertoriés au monde, c’est l’un des principaux sites géothermique de la planète. Situé non pas sur une faille, entre deux plaques tectoniques, mais sur ce que les vulcanologues appellent un point chaud.
Une colonne de remontée de lave, en ligne directe avec le magma profond. Et qui exerce des pressions. L’attrait touristique évident de la région du Yellowstone - ses bassins d’eaux chaudes, ses geysers, ses cratères et fumerolles de toutes tailles - est la juste manifestation de son instabilité volcano-sismique. L’observatoire volcanique du Yellowstone (YVO) recense entre 6 et 20 secousses telluriques par jour. Enfin... actuellement un peu moins. En moyenne deux par jour depuis les années 2001-2002. En soi, cette diminution n’est pas bon signe. Il vaut mieux avoir plusieurs secousses de faible puissance que quelques unes moins nombreuses mais plus fortes.
Donc plus difficiles à amortir, à absorber par le sol. Et par le magma qui se trouve en dessous. Paradoxalement, cette raréfaction des séismes serait due à un autre séisme, assez violent (mesuré à 7,9 sur l’échelle de Richter, ce séisme a été le record de l’année enregistré sur le sol américain) et survenu en novembre 2002 en Alaska, à 3200 km du Yellowstone. Mais dans le parc, ce jour-là il y eut un millier de petits séismes. Des secousses quasi-simultanés que le Dr Robert B. Smith, professeur de Géophysique de l’Université de l’Utah et membre du Yellowstone Volcano Observatory a observé en direct, sur l’écran de son sismographe.Incompressible et universelle

Extrait d'Effervesciences N°33 Vous pouvez commander ce numéro ICI

 

 


L'eau : une arme de destruction massive ?
Et si le tsunami du 26 décembre 2004 était tout sauf naturel ? Plusieurs indices suggèrent la part de l'homme dans ce qui reste l'un des plus grosses catastrophes de l'histoire moderne. Et des projets militaires confirment l'existence des armes sismiques. Et sous l'eau, un séisme ça fait des vagues.
Le tsunami qui a déferlé sur l’Indonésie, la Thaïlande et les rivages de l’Océan Indien, avant de faire le tour de la planète, n’est peut-être pas une catastrophe naturelle. La piste du facteur humain, délibéré, d’un terrorisme sismique, militaire, assez puissant pour provoquer un raz-de-marée ne peut être exclue. Cette thèse incongrue du “tsunami artificiel“, plusieurs experts, des spécialistes de l’armement, de géopolitique, de sismologie, ose la formuler. Pire, ils l’argumentent. Parmi les pièces à charge, un faisceau d’indices qui convergent : quelques projets militaires plus ou moins menés à bien, des coïncidences troublantes, un timing bien réglé. Rajoutez une bonne dose d’explosifs, une faille bien placée, des masses d’eau en surplomb. Faites sautez le tout. Et vous obtiendrez un raz-de-marée artificiel. Tout comme un vrai.
Qui se souvient de Banda Aceh ?
Au moment où j’écris ces lignes, quand paraîtra l’article, cela fera presque un an. Presque un an que 275 000 personnes sont mortes, balayées par ce qui restera sans doute dans les annales des Nations-Unies comme le raz-de-marée le plus meurtrier de l’histoire. De la douzaine de pays frappée par les vagues du tsunami, l’Indonésie a été le plus durement touché avec environ 160 000 morts, dont 90 000 pour la seule ville de Banda Aceh, la plus proche de l’épicentre du séisme, à la pointe Nord de l’île de Sumatra. Une agglomération ravagée, un symbole. Depuis, des heures d’images ont défilé, sur toutes les chaînes, dans toutes les langues. Nous noyant sous la désolation, la détresse, la mort. Ce tsunami du 26 décembre 2004 a été étudié sous toutes ses coutures. Tout a été dit pour expliquer sa puissance, son origine, ses particularités. Rapidement, quelques voix se sont élevées pour mettre en doute la version officielle. Un journal égyptien a publiquement accusé les Etats-Unis d’avoir voulu éliminer les populations musulmanes du Nord de Sumatra. Une zone bastion de l’islam intégriste, en conflit ouvert avec le pouvoir central indonésien. Esprits tordus, paranoïaques, conspirationnistes, des détectives de l’ombre ont collecté les
indices, traqué les incohérences, questionné les relevés des sismographes et des satellites. Plusieurs mois sont passés, le tumulte s’est apaisé. Pas leurs soupçons. (cf encadré : quand la toile contre-enquète) D’après eux, la main de l’homme - disons l’uniforme - serait derrière le séisme, l’onde de choc qui a soulevé les flots. Techniquement, c’est tout à fait possible. On sait très bien manier l’art de la bombe et de l’eau. Un cocktail dévastateur car incompressible. Il y a eu des précédents. Bien sur, pour le séisme des îles Sumatra-Andaman- Nicobar, du 26 décembre 2004, il n’y a aucune certitude. Juste des observations. Petit rappel d’effets. Il est 7h58 heure locale, soit 1h58 à Paris, lorsque le séisme se produit au large de l’île indonésienne de Sumatra, à 5 000 mètres de fond. A l’épicentre du séisme, sur la ligne de failles des plaques de l’Inde et de la Birmanie, le sol s’est soulevé d’une vingtaine de mètres. Suite à cette fracture tectonique, estimée à 600 km de long selon les spécialistes du Département Analyse, Surveillance et Environnement (DASE) du CEA, le déplacement vertical du sol a atteint en Europe les 2 cm d’amplitude lors du passage des ondes sismiques dues au séisme. La longueur d’onde du phénomène, de l’ordre de la centaine de kilomètres, est restée imperceptible pour nous, mais pas pour les capteurs sismiques,
sensible à l’échelle du nanomètre. La secousse, puissante au point de faire osciller la Terre sur son axe, est l’une des plus importantes jamais détectées.
Au terme de plusieurs semaines d’analyse, les sismologues ont finalement attribué une magnitude de 9,3 au séisme. Constamment réévalué, celui-ci avait d’abord été estimé par exemple, selon les sources, à 6,4 ou 8,1 avant d’être requalifié à 8,5, puis à 8,9 etc. En vérité, il n’y a pas eu 1 mais 2 séismes. Et peut-être plus selon où l’on situe l’origine de la secousse.
Car 2 jours avant, le 24 décembre, un autre séisme est produit à l’autre bout de la plaque indo-australienne, à 900 km au Sud de la Tasmanie. Sa magnitude de 8,1 a rapidement été éclipsé par l’événement indonésien.

Des échos discordants
La première secousse, à 30 km sous le plancher marin à l’ouest des côtes de Sumatra, a duré une centaine de secondes et s’est propagée à la vitesse de 2,8 km/seconde. Environ 10 000 km/heure. Puis suit une pause, d’une centaine de secondes également. La terre bougea alors à nouveau durant 5 minutes, plus lentement et plus au Nord, à hauteur des îles Nicobar et Andaman.. Sous l’eau, ces mouvements de subduction (une plaque glisse sous l’autre) se sont accompagnés de gigantesques glissements de terrain, traînant sur plusieurs kilomètres des blocs de plusieurs millions de tonnes.
Il y a donc eu un tremblement de terre en 2 temps, avec 2 types de secousses distinctes. Et quelques 1500 répliques dans les 2 jours qui suivirent. Que le séisme du Pacifique Sud soit connecté ou non celui de Sumatra, le choc des plaques indienne et birmane a produit une brusque impulsion verticale, un peu comme sur un plongeoir. Lorsque la planche se tord sous le poids du plongeur, puis se détend, se déploie en libérant vers le ciel la pression accumulée.
Ici, la remontée soudaine de la plaque birmane a déplacé assez de masses d’eau pour “soulever“ le niveau de la mer, des colonnes d’eau de plusieurs kilomètres de haut, d’une cinquantaine de cm. Ce premier signe du front d’ondes à l’origine du tsunami a été mesuré par deux satellites qui passaient par là, Voilà pour la version officielle.
Outre sa portée, à l’échelle du globe, le séisme du 26 décembreprésente donc la particularité d’avoir 2 signatures sismiques. Un premier écho, à la résonance relativement rapide et surtout très brève, et une seconde série d’ondes sismiques, plus amples puisque plus lentes. Problème, ce premier signal, qui correspond à des ondes de pression P, serait très différent des ondes habituellement observées lors d’un tremblement de terre 100 % naturel. Car un déferlement d’onde P, cela ressemble beaucoup aux vibrations d’une détonation, d’une explosion capable de soulever et déformer le sol. En clair, une explosion préalable a-t-elle “mis à feu“ le second tremblement de terre ?
Quand la toile contre-enquête
Il est vraiment bizarre ce séisme. Joe Vialls, un militaire australien à la retraite, décédé durant l’été 2005, est l’un des premiers à avoir dénoncé un complot. Ses arguments ? La localisation de l’épicentre et la magnitude du séisme, à géométrie variable. Selon les sources, notamment dans les premières heures, les versions varient.

Extrait d'Effervesciences N°41 Vous pouvez commander ce numéro ICI

 

 

 

Comment comprendre les combustion spontanées ?
Parmi les sujets du surnaturel qui dérangent le plus les "rationnalistes" les combustions spontanées constituent un cas à part en aucun cas, on ne peut mettre en doute les faits. La police est toujours "dans le coup", et ceci depuis des siècles… et toujours sans explications scientifiques.
Les cas de combustion spontanée d’êtres humains (et notons le, les animaux semblent en être exclus), sont nombreux dans tous les pays, et ceci depuis l’Antiquité. Avec des circonstances diverses, on retrouve des faits avérés où se recoupent : un corps humain retrouvé sans vie, réduit en cendres et en amas graisseux, sans combustion du mobilier ou des ustensiles alentour, (et parfois) sans source de chaleur concomittente. Les drames inexpliqués ont toujours marqué les esprits, et on en retrouve la relation dans de nombreux textes.
Jusqu’au XVIIème siècle, ces “ feux humains “ étaient rattachés tout naturellement à un châtiment divin, et l’esprit des enquêteurs n’avait pas à collecter de détails ou des indices qui mèneraient à d’autres causes. Mais après Descartes, on apprend à isoler les grandes fonctions organiques du corps humain, et l’on comprend que l’énergie du corps provient d’une combustion.
Dans le “ traité de l’Homme “ (1648), Descartes décrit un système circulatoire auto-entretenu par la chaleur corporelle. La chair du cœur contient dans ses pores, dit-il, un de ces feux sans lumières qui la rend “ si chaude et si ardente qu ‘à mesure qu’il rentre du sang dans quelqu’une des deux chambres de concavité qui sont en elles, il s’y enfle promptement et s’y “.
Aussi le sang “ bout-il “ littéralement dans le cœur de la machine humaine, les contractions cardiaques s’expliquant dès lors par cette expansion brutale.Ainsi, le feu est en l’Homme, attisé par la respiration (“qui rafraichit les vapeurs du sang, les précipite et les reconvertit en sang liquide dans la circulation droite...“) et entretenu par la digestion...
Au même moment, on fait également la relation avec la combustion de l’alcool, et celle, époustouflante à l’époque, des enflammements spontanés du phosphore, (Brandt 1669)... corps “ pyrophore “ que l’on sait isoler à partir de déjections humaines, puis à partir d’ossements animaux ou humains. Oui ! Le feu est en l’Homme... et les colères divines ne sont pas forcément à l’origine de ces drames.Il fallu environ un siècle d’observations et de réflexions, pour qu’un médecin Français, Pierre Aimé Lair, relate en 1800 son “essai sur les combustions humaines“, avec des arguments qui annoncent la médecine légale.
Mais à ce moment de l’exposé, passons en revue quelques douloureux exemples de ces combustions spontanées :

Date : 4 Avril 1731. Lieu : Près de Vérone, Italie. Faits : Premier cas retenu par l’histoire : celui de la comtesse Comelia Bandi, daté du 4 avril 1731. La scène se passe en Italie, prés de Vérone. Agée de soixante- deux ans, la comtesse n’a jamais été malade de sa vie. Ce soir-là, elle dîne avec le chanoine Bianchini et s’endort après avoir bavardé avec sa camériste.
Le lendemain matin, vers huit heures et demie, comme tous les jours, la femme de chambre vient réveiller sa maîtresse. Un affreux spectacle s’offre à ses yeux : “ Le plancher de la chambre, rapporte une gazette de l’époque, était parsemé de grosses taches d’apparence humide et gluante, tandis qu’un liquide gras, jaunâtre, écoeurant, coulait le long de la fenêtre, emplissant la pièce d’une odeur répugnante.
“ Des traces de suie salissaient les meubles. Par contre, le lit n’avait pas été endommagé et les draps chiffonnés indiquaient que la comtesse Bandi avait eu le temps de se lever. Elle gisait à 1 m du lit : un petit tas de cendres, deux jambes intactes toujours gainées de soie fine, une moitié de boîte crânienne, c’est tout ce qui subsistait de Cornelia Bandi... Le médecin légiste et les policiers appelés sur les lieux sont bien incapables d’expliquer ce qui a pu se passer. Placide, le magistrat chargé du rapport écrit : “ Un feu mystérieux semble s’être allumé spontanément dans la poitrine de la comtesse. “ Puis il classe le dossier.

Date : 3 Juin 1782. Lieu : Caen, France. Faits : Le 3 juin 1782, une vieille demoiselle disparaît en fumée. Mérille, le chirurgien chargé d ’ e x a m i n e r l’affaire, écrit : “ Le sommet de la tête gisait sur un des chenets, à quarante-cinq centimètres du feu. Le reste du corps gisait de travers, en face de la cheminée, et n’était plus qu’une masse de cendres. Même les os les plus solides avaient perdu leurs formes et leur consistance. On retrouva le pied droit entier, mais roussi. Bien que ce fut une journée froide, il n’y avait dans le foyer que deux ou trois morceaux de bois brûlés.
“ Honnêtement, il ajoute que, dans la journée qui a précédé la disparition de Mlle Thaus, des témoins ont vu celleci absorber plusieurs litres de vin et un litre de cognac. Un tel exemple a incité un médecin légiste américain, le docteur Dixon Mann, à émettre l’hypothèse selon laquelle ces cas de combustion humaine spontanée s’expliquaient par l’état d’imbibation alcoolique particulièrement prononcé des victimes. Une étincelle suffirait alors à les enflammer.
Malheureusement, et le docteur Mann le reconnaîtra lui-même, de nombreux autres cas de combustion spontanée concernent des personnes qui ne buvaient que de l’eau. Pourtant, le rapport du chirurgien Mérille est formel : Pas un meuble de l’appartement n’était endommagé. On retrouva la chaise sur laquelle elle était assise, intacte, à une cinquantaine de centimètres. Le corps s’était consumé en moins de sept heures, bien que rien d’autre que les vêtements n’ait été calciné.

Date : 22 Mars 1908. Lieu : Whitley Bay, ville du Northumberland, en Angleterre. Faits : Le 22 mars 1908, à Whitley Bay, une petite ville du Northumberland, en Angleterre, Margaret Dewar trouve le corps en voie de combustion de sa soeur, Wilhelmina. Après avoir appelé les voisins, elle pénètre de nouveau dans la chambre. On découvre que les draps et les couvertures du lit de Wilhelmina ne sont absolument pas consumés et qu’il n’y a aucune trace de fumée dans lamaison. Au cours de l’enquête qui suit l’événement, Margaret s’en tient à son histoire. Magistrats et policiers déclarent qu’elle était ivre le 22 mars. La presse s’empare du scandale.
Extrait d'Effervesciences N°43
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Mer Noire, la grande inondation
Mais qu'est-il arrivé à la Mer Noire ? Il y a 12 000 ans, elle n'était qu'un grand lac d'eau douce fermé et son rivage était 120 mètres plus bas qu'aujourd'hui. Vers 8 300 ans avant JC. Les eaux salées de la Méditerranée envahirent ce lac en formant une cataracte évaluée à 400 fois les chutes du Niagara. C'est en tout cas, l'hypothèse avancée par deux géologues américains qui associent ce cataclysme au mythe biblique du déluge.
L’histoire débute il y a 20.000 ans. Sur l’échelle des temps géologiques, c’était hier. Nous sommes en pleine période de glaciation. Une calotte de glace de plusieurs milliers de mètres d’épaisseur recouvre le Nord de l’Europe, de la Grande-Bretagne au Caucase, en passant par la Finlande et la Scandinavie. L’actuelle mer Noire n’est qu’un immense lac d’eau douce, un peu plus grand que la France, alimenté par les grands fleuves de ce qui formera plus tard l’Europe de l’Est : le Danube, le Dniepr, le Dniestr et le Don. Son rivage se situe alors 120 mètres plus bas qu’à l’heure actuelle. Mais il y a environ 12.000 ans, un réchauffement s’amorce qui va mettre fin à l’âge glaciaire et causer la fonte des épaisses calottes qui s’étendent sur une bonne moitié de l’Europe, déclenchant une montée progressive des eaux.
Jusqu’au début des années 1990, la plupart des scientifiques adoptent la même version des faits : avec la fonte des glaciers, le niveau de la mer Noire monte graduellement, au même rythme que celui de la Méditerranée. Jusqu’à ce que les eaux lacustres et marines se rejoignent par-dessus le détroit du Bosphore pour former finalement cette mer que nous connaissons aujourd’hui. Ce scénario, deux géologues américains, William Ryan et Walter Pitman du Lamont Doherty Earth Observatory de Palisades, dans l’État de New York, vont le remettre en cause, suite à la découverte, au large des côtes nord de la mer Noire, de faunes et sédiments marins tendant à suggérer l’existence d’un véritable cataclysme. Et pas n’importe quel cataclysme : les deux géologues pensent avoir retrouvé l’origine du mythe biblique …

Extrait d'Effervesciences N°45 Vous pouvez commander ce numéro ICI

 

 

 

Déluge et de l’Arche de Noé, en mer Noire.
Le déluge en mer Noire

“ ... En ce jour-là, toutes les sources du grand abîme jaillirent, et les écluses des cieux s’ouvrirent. La pluie tomba sur la terre quarante jours et quarante nuits... les eaux furent sur la terre pendant cent cinquante jours “. Une véritable catastrophe, cette inondation, au point de devenir un mythe retranscrit dans la Genèse et dans l’épopée de Gilgamesh, ce roi sumérien dont le récit, retrouvé sur des tablettes d’argile vieilles de 4.500 ans, relate une inondation dans des termes proches de celui de la Genèse. William Ryan et Walter Pitman proposent, eux, une connexion brutale qui s’opère dans le vacarme et la fureur ! Au terme de la période de déglaciation, le lac formant l’actuelle mer Noire aurait baissé d’environ 150 mètres du fait d’une réduction des eaux de fonte et d’une évaporation intense liée à l’aridité du climat. Pendant ce temps, les eaux de la Méditerranée auraient continuer à monter, jusqu’au moment où le barrage rocheux du Bosphore cède brutalement, voilà environ 8.300 ans. Pour les deux géologues, il faut imaginer un énorme torrent, deux cent fois plus puissant que les chutes du Niagara, déversant des trombes d’eau salée dans le lac situé en contrebas. De l’ordre de 50 km3 d’eau par jour ! Dans leur ouvrage, “Noah’s Flood”, publié en 1999, ils décrivent ainsi le déclenchement de ce déluge d’eau au Bosphore : “ Puis il y a eu un premier filet d’eau continu, un mince ruban frayant son chemin à travers la terre, les feuilles, les débris, creusant de plus en plus profondément dans le sol, jusqu’à devenir un fleuve tumultueux en quelques jours. Déjà, il charriait 200 fois le volume d’eau qui tombe aujourd’hui des chutes du Niagara, assez pour faire monter leniveau de la mer Noire de 15
centimètres par jour, remplissant sur plus d’un kilomètre des rivières peu profondes et leur delta. Avec la puissance sans limites de l’océan derrière elle, l’eau salée rugissait maintenant à travers l’étroite vallée du Bosphore à une vitesse de plus de 80 km/h, puis s’écrasait 120 mètres plus bas avec un fracas de tonnerre, que l’on devait entendre sur tout le pourtour de la mer Noire.” Pour les deux géologues, les volumes d’eau venant de Méditerranée via la mer de Marmara sont tels que le niveau de l’eau monte chaque jour de 15 centimètres. Au total, il augmentera de près de cent mètres en deux ans, inondant quelque 100.000 km2 de terres fertiles. Pour les populations vivant sur les rivages du grand lac, c’est une véritable catastrophe qui les oblige à fuir précipitamment. Ryan et Pitman poussent encore plus loin leur théorie. Ils attribuent à ce mouvement migratoire l’origine de la diffusion de l’agriculture dans toute l’Europe du Sud et dans les Balkans. Ils rappellent que la charrue et l’irrigation sont apparues rapidement, à peu près à la même époque que l’inondation, en Transcaucasie et en Europe centrale. Une belle histoire, cette théorie née de spéculations autour de premiers indices récoltés par des Russes en 1938. Mais, dans les milieux scientifiques, elle sent le soufre. On réclame des preuves. Et si possible, des preuves géologiques plutôt que de vagues interprétations fondées sur des textes anciens... Contre toute attente, deux expéditions internationales vont collecter un faisceau d’indices tendant à valider la thèse de Ryan et Pitman.
Un déluge confirmé par un faisceau d’indices
Au mois de mai 1998, se déroule une campagne océanographique franco-roumaine en mer Noire. A bord du “ Suroît “, plusieurs scientifiques de l’Ifremer et William Ryan lui-même. Les données collectées au cours de l’expédition corroborent pour la plupart la thèse de Ryan et Pitman. D’abord, l’analyse des carottes : prélevées entre 2.200 et 15 mètres de profondeur au dessous du niveau de la mer, elles confirment l’arrivée massive et soudaine d’eau salée vers - 8.300 ans avant J.C.. Près de 600 ans séparent les dernières coquilles d’eau douce, vieilles de 8.500 ans des premières mollusques de mer, âgées eux de quelque 7.900 ans. Ensuite, la combinaison d’images sismiques et de sondages multi-faisceaux révèle
des détails topographiques de fonds marins qui plaident en faveur d’un ancien cordon littoral. Des dunes formées par une érosion d’origine éolienne, donc à l’époque où cette zone était à l’air, sont identifiées. Les carottes prélevées dans les creux et au sommet de ces dunes révèlent un envahissement rapide des milieux par la mer. Au fond du détroit du Bosphore, on détecte même la présence de deux têtes de canyon profondément creusées dans la roche qui pourraient être directement à l’origine de l’envahissement des eaux du lac par la Méditerranée. De son côté, le géologueexplorateur américain Robert Ballard se lance dans la course. Ballard n’est pas inconnu. Ce “ Cousteau américain “ s’est fait connaître en travaillant avec l’Ifremer à la découverte puis l’exploration du Titanic. Durant l’été 1999, il découvre une plage sous 150 mètres d’eau à proximité des côtes sud de la mer Noire. Les sédiments contiennent des roches et coquillages indiquant que l’eau douce du lac a été submergée dans un laps de temps très court par de l’eau de mer. Encouragé par cette découverte inespérée, Ballard monte une nouvelle expédition soutenue par la revue National Geographic pour trouver des traces de présence humaine le long des bords inondés de la mer Noire. A 12 miles nautiques au large de Sinope, il découvre à l’aide d’une caméra robot, des structures carrées d’environ douze mètres sur trois qui pourraient être des poutres ou des fondations de maisons. Une civilisation aurait-elle été engloutie à cet endroit ? Le Déluge se serait-il bien produit en mer Noire ? Le sujet passionne, tant les histoires de cités englouties peuplent l’imaginaire collectif. Mais la découverte de Ballard atteste simplement l’existence d’une civilisation néolithique dans le bassin de la mer Noire.

Extrait d'Effervesciences N°45 Vous pouvez commander ce numéro ICI

 

 

 

L'énigme des crop-circles : où en est-on aujourd'hui
Des scientifiques dans les champs… Après avoir fait gloser plus d'un esprit fort, ces vingt dernières années, le domaine éminemment controversé des "crop-circles" vient, récemment, d'intéresser quelques scientifiques et personnalité internationales. Analyses, enquêtes et découvertes fascinantes s'accumulent discrètement sur les bureaux de physiciens et de biologistes curieux et motivés.
Mais d’abord... Que devient le “ phénomène “ crop-circles actuellement ? Inutile, ici, de revenir sur l’antériorité de ce vaste sujet. Une bibliothèque variée traite déjà abondamment de son histoire, ne serait-ce que sur le web. Par contre, en se focalisant sur la fréquence de son actualité, on peut, grâce au diagramme suivant, faire quelques remarques significatives. http://freeweb.supereva.co m/circle/ricerche.html?p
1°) l’Angleterre demeure incontestablement le lieu privilégié de ces “ apparitions “ et, tout particulièrement, les comtés du Wiltshire (où se trouvent, entre autre, les sites mythiques de Stonehenge, Avebury, etc.) et du Hampshire (région richement mégalithique aussi). Nous aurons l’occasion d’y revenir .
2°) le phénomène suit un mouvement sinusoïdal avec des années de “ cuvées “ médiocres ! C’est le cas en 1993 et, visiblement aussi aujourd’hui, soit 13 ans plus tard ....
3°) les crop-circles apparaissent partout dans le monde depuis 1996. Impossible d’affirmer que ce ne fut pas le cas auparavant, mais il se peut que, pour diverses raisons (souvent liées au propriétaire du champ), le glyphe ait été caché, par un effacement du sol immédiat, par exemple.
4°) un grand nombre de “ dessins “ apparaissent dans des champs, à proximité ou à l’intérieur, de terrains militaires ! Coïncidence ou...autre chose ?
5°) les glyphes ne se cantonnent plus aux champs de céréales. On en a recensé dans l’herbe, la canne à sucre, la glace (Hongrie en 1994 et 1998), les arbres ( pliés à 90° dans le Montana, USA) , les carottes (un champ en Hollande, en 1997)... Globalement, on peut dire que la question des cropcircles est devenue un labyrinthe où se perdent, sans distinction aucune, aussi bien ses farouches détracteurs que ses plus ardents défenseurs. Tout nier ou tout croire est, en fait, au fond la même chose. Ainsi, vouloir mettre un peu d’ordre dans cette pagaille polémiste passe par une interrogation fondamentale : y a-t-il vraiment un mystère crop-circles ?

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Quand l'eau montera
Et si… Et si le niveau de la mer montait brusquement de 5 ou 6 mètres ? La casse soudaine d'une plate-forme glacière de l'Antarctique, fragilisée par le réchauffement climatique, est plausible. Voire inéluctable d'ici 20 à 30 ans. Entre 2003 et 2005, ce scénario catastrophe a fait l'objet d'une étude d'adaptation financée par l'Union Européenne et baptisée Projet Atlantis. Spéculation autour d'une crue annoncée.

De l’eau jusqu’à Arles. Les Saintes Marie de la Mer submergées. L’étang de Berre disparu sous les flots. Martigues, Fos sur Mer, Marseille inondées. Ces paysages immergés se retrouvent sur tout le littoral européen. Aux embouchures de la Loire, de la Seine. Paris a les pieds dans l’eau. Londres aussi, avec un mélange d’accommodation, de digues et de zones livrées aux reflux de la Tamise. Venise s’est noyée. Les polders d’Amsterdam et de Rotterdam surnagent encore, laissant les 2/3 du pays envahis par la mer du Nord. De l’autre côté de la planète, à New York, Los Angeles, dans les deltas surpeuplés du Gange, du Mékong ou les rivages urbains du Japon, les répercussions de l’avancée marine sont gigantesques. Avec des déplacements de populations de 350 000 personnes par an, et un total global de 15 millions de réfugiés climatiques. En 2130, dans le monde du projet Atlantis, le niveau de la mer s’est élevé de 5 mètres.
Une montée graduelle, continue - 1 mètre tous les 20 ans - nourrie de l’effondrement de la calotte occidentale de l’Antarctique (abrégé WAIS, pour West Antactic Ice Sheet). Un risque réel, pointé dès la fin des année 1970 mais considéré comme très faible (5 % de chances de survenir), et dont la date de déclenchement, la durée, l’amplitude restent âprement discutées. Cette plate-forme glaciaire en forme d’avancée sur l’océan, (“ iceshelf “ en anglais), s’étend sur plusieurs centaines de mètres d’épaisseur et représente à peu près 10 % du volume glaciaire de l’Antarctique. “ S’il se détachait de la terre et glissait dans l’océan, cela provoquerait une hausse additionnelle du niveau de la mer de 5 à 6 mètres. Il n’est pas nécessaire que la glace fonde, écrit Marc Poumarède, de l’Institut Symlog, le simple déplacement de ce volume suffirait.

“ Un futur submergé Ces projections extrêmes - mais hypothétiquement plausibles sont au coeur du projet Atlantis. Une vaste étude d’impact, financée entre 2003 et 2005 par la commission européenne et associant des équipes issues de 6 pays : Allemagne, Angleterre, Autriche, France, Suède et Pays- Bas. Plus que les conséquences de l’événement en lui-même, cette étude voulait saisir les réponses de la société, ses capacités d’adaptation à un tel changement. Les régions de l’estuaire de la Tamise, le delta du Rhin et celui du Rhône ont fait l’objet de trois études de cas distincts, impliquant des “ focus group “ locaux (voir l’encadré ‘un scénario extrême’). Pour les besoins d’Atlantis, les concepteurs ont décidé qu’en 2030, l’effondrement de la calotte occidentale est “ enclenché et irréversible “. Le temps nécessaire reste incertain et la probabilité du pire - le scénario extrême d’une montée des eaux de 5 mètres sur 100 ans - est de 20 %. En 2050, cette probabilité atteint les 80 %. Car la montée s’avère inéluctable.

Officiellement, pour la fin du 21e siècle, les scénarios les plus risqués tablent sur une montée des eaux de 1 mètre. Le parti pris de la démarche Atlantis, plausible et à vocation pédagogique, semblait très peu probable il y a 2 ou 3 ans. Entretemps, de nouvelles projections scientifiques sont venues crédibiliser l’hypothèse. Avis officiel : + 59 cm en 2100 du siècle. Voire 10 ou 20 centimètres de plus, selon le comportement (c’est-à-dire la fonte) des glaces de l’Antarctique et du Groenland. (cf l’encadré : Pourquoi l’eau monte ?) Cette révision à la baisse paraît rassurante - la précédente, en 2001, annonçait une montée des eaux jusqu’à 1 mètre. Il n’en est rien. Car en coulisses, y compris calotte ne date que de 2005 ou de 2006.

Des failles et des hommes
Le niveau de la mer “ grimpe “ maintenant à la vitesse de 3,5 cm par décennie. C’est plus du double qu’il y a cinquante ans, poursuit le glaciologue américain, fer de lance historique des “ lanceurs d’alerte “ climatique.

Extrait d'Effervesciences N°52 Vous pouvez commander ce numéro ICI

 

 

 

Emergeants et inquiétant… Voici les nouveaux polluants.
Dans la catégorie des polluants de l'eau, il existe aussi des "outsiders" ces petits nouveaux avec qui il va falloir compter, même si trop de monde prétend ne pas les voir venir !
Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Que cachent-ils ? Trois questions basiques pour une équation encore sans solution... à moins, pourquoi pas, de prendre le problème à l’envers.
Nouveaux risques, vieux dangers Agences de l’Eau en côte d’alerte maximale, associations et experts de l’Environnement déjà débordés par la montée des risques, méditent, désabusés, sur les objectifs, irréalistes dans la situation actuelle, du 9ème programme de l’Eau (2007-2012). Urgence installée dans le nouveau règlement européen Reach (acronyme anglais pour enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques), actif au 1er juin 2007 sur 11 ans, destiné à évaluer le danger de 30 000 substances fabriquées ou importées dans l’Union européenne et utilisées à raison d’une tonne par an, minimum. Pourquoi cette barre ?
Qui, sans aucun repère d’expérience ou de science, a décrété que ce seuil garantissait un risque réel de nocivité ? A 999 kg, visiblement, nature et population ne sont pas en danger ... les juteux bénéfices des industriels, non plus ! C’est dans ce contexte et, compte tenu du lobbying agrochimique européen, que ce projet Reach est loin de faire l’unanimité, dans les deux sens d’ailleurs.
Extrait d'Effervesciences N°53 Vous pouvez commander ce numéro ICI