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Besoins alimentaires et
travail musculaire
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| SOMMAIRE RETOUR EFFERVESCIENCES |
| Le niveau actuel des performances demandées aux sportifs exige un apport énergétique optimal au moment de l' effort, mais également une mise au repos raisonné des dépenses énergétiques annexes (dont l' activité digestive) ainsi qu' une production minimale de métabolites ultimes comme l' urée ou l' acide lactique. Le jeûne effectué avant l' effort et soutenu par l' apport de principes végétaux sains et efficaces, constitue une approche originale et économique pour assurer des performances optimales.
Sports d' équipe: les a-coups de dépense physique exigent encore beaucoup de glycogène La nature des besoins énergétiques de l' organisme se déduit de l' utilisation métabolique préférentielle des différentes sources (carburants) disponibles pour le travail musculaire spécifique d' un type d' épreuve (schéma 1). L' effort développé par le sportif se caractérise à la fois par son intensité (exprimée en fraction de la consommation maximale d' oxygène VO2max-) et sa durée (les épreuves sont classiquement différenciées en sprint ou vitesse, demi-fond ou résistance, fond ou endurance).1. a. Lors d' un effort bref et intense (100 m, saut en longueur ). Le muscle consomme principalement ses réserves d' ATP et de créatine phosphate, très peu tributaires de la qualité de l' alimentation. Après épuisement de ces réserves en phosphagènes (10 à 5 s) et sous l' action des catécholamines et du cortisol, se met en route l' hyper catabolisme anaérobie du glycogène musculaire et hépatique. Ces réactions chimiques sont couplées à une libération massive d' acide lactique qui s' accumule dans le muscle avant de gagner la circulation sanguine. Il se produit alors une forte acidose, ce qui constitue un terrain favorable aux claquages musculaires (ou rhabdomyolyse) ainsi qu' à de multiples effets nocifs induits par un pH sanguin abaisé. En effet, on peut constater comme conséquence une augnmentation de la sécrétion des catécholamines entrainant une stimulation de la glycogénolyse, donc la production d' acide lactique. De même, l' acidose diminue le débit cardiaque et l' irritation hépatique, elle entrave alors l' utilisation énergétique des acides gras. 1. b. Lors d' épreuves de demi-fond. Les stocks d' ATP sont rapidement déplétés et l' énergie utilisée provient essentiellement de la glycolyse anaérobie. 1.c. Lors d' épreuves d' endurance. Les acides gras deviennent la principale source énergétique du travail musculaire, et permettent alors d' épargner le glycogène musculaire pour d' obtenir des performances meilleures en durée (effectuée entre 50 et 0 % VO2max) jusqu' à épuisement total du glycogène (après 45 min de travail intense). Apparaissent alors les symptômes bien connus de l' hypoglycémie : fringales, tachycardie, voire pertes d' équilibre et de vigilance. La déshydradation constitue également un important facteur limitant à l' effort prolongé, d' autant plus que la température est élevée. Elle induit effectivement des troubles circulatoires et précipite le catbolisme du glycogène, aggravant alors l' acidose métabolique et les équilibres ioniques. Ainsi, la source énergétique du muscle, l' ATP, dont les réserves sont rapidement épuisées sera resynthétisé au cours de l' épreuve à partir de composés glucidiques ou lipidiques, ceci selon la nature de l' effort demandé. Diététique
sportive: le dogme des sucres lents Avec une importante inertie
de mise en route, la lipolyse semble représenter des inconvénients
sur le plan de l' apport énergétique. Alimentation pré-compétitive Apports pendant l' effort Plaidoyer pour les mal-aimés: les lipides Ceci est envisageable à condition d' avoir préalablement
purgé l' essentiel du glycogène de l' organisme par un
jeûne programmé d' environ 36 heures. Cependant, le travail
musculaire nécessitant un apport important d' oxygène,
est limité à hauteur de 50% VO2max
lorsqu' il est fourni par la lipolyse. Cependant, cette limitation apparente des performances ( 50 % VO2max
) est susceptible d' être contrebalancée par les effets
d' un jeûne bien contrôlé: la mise au repos total
de l' appareil digestif, dont l' activité consomme jusqu' à
28 % de l' énergie disponible dans l' organisme. Mais ce jeûne a-t-il une signification physiologique, et ne représente-t-il pas des dangers pour ceux qui le pratiquent ?
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