Le fait est que, au cours
dun jeûne prolongé, le processus dauto digestion
est parfaitement contrôlée, et quil se limite
strictement aux tissus non essentiels (adipocytes) et aux moins essentiels
(conjonctif, muscle
).
Si les pertes pondérales totales peuvent atteindre 40 %
du poids du jeûneur, elles se répartissent en 60 % de pertes
en graisse, 20 à 30 % de pertes en muscles, 8 % pour la peau,
5 % pour le sang, mais seulement 2 % pour le cur, le cerveau ou
les testicules (estimations par échographies).
Dès le troisième jour du jeûne, le métabolisme
basal diminue (on sait limportance de la digestion dans le bilan
énergétique dun individu), et lauto
digestion permet comme chez un têtard ou une larve dinsecte,
de répartir lysés. Car bizarrement (?), ce catabolisme
important ne provoque pas une surcharge éliminatoire dans
les urines, lintestin ou le flux dair expiratoire.
Seule, une légère acidose sanguine transitoire, ainsi que des corps cétoniques urinaires, viennent accompagner un jeûne prononcé, et ceci dans des normes contrôlables et physiologiques.
Lacidoacétose du diabètique : ne pas confondre
Chez le diabétique,
lorsquil na pas assez dinsuline, le sucre ne peut
pas entrer correctement dans les cellules ce qui entraîne une
hyperglycémie, et lorganisme utilise les graisses de réserve
ce qui conduit à la production dacétone.
La glycémie sélève de façon importante ce qui entraîne une élimination de sucre dans les urines dont le volume devient important (polyurie), avec pour conséquence une diminution de la quantité en eau et en sel de lorganisme (déshydratation) avec une soif et une baisse de la tension artérielle (hypotension).
Dautre part, la production dacétone en quantité importante saccompagne de laccumulation de déchets acides dans le sang (acidose), ce qui entraîne une fatigue physique et intellectuelle, une perte de lappétit, puis des nausées et des vomissements.
Si la situation nest pas corrigée rapidement, cela peut aboutir à un coma avec une respiration rapide car les poumons essaient dévacuer lacidité présente dans le sang.
Cest donc une situation dramatique, à soigner durgence car il y a danger de mort.
Dans le cas du jeûne, on note effectivement une légère acétose des urines, puisquelle signe le catabolisme des graisses de réserves.
Mais en aucun cas le jeûneur ne présentera des sucres dans ses urines ; Un diagnostic facile à réaliser ( bandelettes urinaires) pour être sûr que le jeûne se passe dans de bonne conditions.
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